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dimanche 15 novembre 2009

Etudier l'ésotérisme II

La suite de la première partie (Etudier l'ésotérisme I) et quelques réflexions en plus sont sur 1001nuits.org.

lundi 5 mai 2008

Les vaguelettes de l'esprit

Il faut avoir un certain courage, ou une certaine folie pour vouloir sortir de Maya. Découvrir le Soi, c'est découvrir ce qui n'est pas Soi, c'est travailler les contraires.

C'est s'apercevoir que les vaguelettes de notre esprit sont toujours les mêmes réponses aux mêmes stimuli. Même les états mentaux les plus présents sont les fruits de ces vaguelettes, ces vaguelettes qui se ressemblent, que nous avons déjà vécu et que nous revivrons encore et encore. Vaguelettes et Maya font bon ménage, car les vaguelettes font aussi partie de Maya. Elles ont la substance de l'illusion.

Cela est facilement démontrable. Je m'énerve pour une chose qui traditionnellement m'énerve. Mais si cette chose n'était pas survenue, je ne me serais pas énervé. La cause n'aurait pas produit la conséquence de toujours. En moi est cette capacité dé générer la vague mentale qui me nuit.

Voir les vaguelettes, c'est comme voir le temps, le futur, les causes et les conséquences. Savoir que tel événement produira la vaguelette, que telle vaguelette produira des effets qui seront à leur tour les causes d'autres effets. Savoir que le faiseau des conséquences emportera le monde là où Il veut aller. C'est parfois dur de rester là en silence en comprenant ce qui va se produire. Car les gens n'entendent pas, car ils n'écoutent pas. Ils préfèrent être pilotés par leurs vaguelettes. Ils ne sont pas libres. Mais il faut reconnaître que le chemin n'est pas facile.

Ces vaguelettes donnent une impression de nouveauté, mais elles ne sont que le fruit de notre expérience, de notre ego, de tout ce que nous pensons être nous-mêmes et à quoi nous sommes si attachés. Car, nous y sommes tant attachés à ces vaguelettes... Nous voyons les autres au travers de certaines de leurs vaguelettes. Qu'il est étrange de se voir intérieurement de la sorte...

samedi 22 mars 2008

La paix et la tempête

C'est ce que je ressens en ce moment. Je touche parfois la paix. Je suis ballotté dans la tempête. Etrangement, ces deux côtés semblent coexister assez bien comme s'ils n'étaient que les deux faces d'une même réalité.

samedi 23 février 2008

Les lieux humains

Mon rapport avec l'ésotérisme est assez trouble. En tant que telles, les doctrines ésotériques m'intéressent d'une curiosité intellectuelle, mais, pour être très franc, je cherche à y trouver, ce qui, pour moi, correspond à la spiritualité. Or, pour moi, la spiritualité est monothéiste, essentiellement et uniquement monothéiste : c'est la recherche de l'Unité.

Ainsi, au regard de cela, les branches de la spiritualité qui soit oublient Dieu, ou le considèrent comme un lointain créateur (la franc-maçonnerie par exemple), soit les branches qui ont un côté polythéiste (au sens de la Baghavad Gita), me semblent dans l'erreur.

Pourtant, pour être capable de juger qu'elles sont bien dans l'erreur, il est nécessaire que je comprenne d'où vient leur erreur de peur de moi-même tomber dans ces erreurs sans m'en apercevoir. Car, le moins que l'on puisse dire de beaucoup d'ésotéristes est qu'ils étaient très intelligents. Cela n'en faisait pas des saints pour autant. L'intelligence peut être un poids.

C'est pourquoi, je consomme avec une grande prudence, les écrits des ésotéristes. Cependant, étant moi-même capable de grands égarements, je ne me considère pas comme à même de juger des égarements de tous les autres. Je sais simplement que je ne suivrai pas certaines voies que certains ont suivies.

En particulier, ce qui parfois me fait revenir à l'ésotérisme est la "boîte à outils ésotériques". Pour qui a besoin de comprendre, l'ésotérisme fournit des outils intellectuels, comme dans le cas des lieux humains, lieux chargés des mauvaises vibrations des hommes y ayant exercé le mal.

Seulement, je ne suis pas certain que ces outils servent vraiment à quelque chose.

mercredi 2 janvier 2008

La cupidité

L'homme cupide n'en a jamais assez. Quand il n'a pas, il n'est pas empli de gratitude ; quand il a, comme il a toujours moins que ce qu'il avait espéré, il n'est pas empli de gratitude.

Ainsi, la cupidité dépasse largement la cupidité matérielle. Or, à l'homme cupide, la spiritualité est close.

lundi 31 décembre 2007

Symbolique du microcosme

L'homme est le symbole du monde. J'ai mis longtemps à pouvoir placer des mots réels sur cette phrase que l'on peut si facilement analyser faussement d'un point de vue intellectuel.

A force de creuser en moi, j'ai vu, et ce que j'ai vu m'a montré des choses que personne ne voudrait voir en soi-même, comme le fait que chaque bribe du quotidien soit pilotée par des positionnements vis à vis d'habitudes du passé.

J'avais commencé à soupçonner cela en moi, il y a quelques temps. Tant de messages récurrents, tant de répétitions honteuses et agressives avaient tissé mon passé. mais je ne m'attendais pas à cela : à voir ce que tout cela avait créé chez moi. C'est en partie chose faite, le plus dur ayant été de l'accepter.

Or, quand je vois combien il est difficile de se rendre compte de ce genre de choses, d'en prendre conscience, de se positionner et de se soigner, je vois combien il en est de même pour l'humanité et pourquoi certaines choses prennent beaucoup de temps. Je vois en moi ces traces comme je vois les traces dans les autres. Je vois l'épreuve toujours à la limite de l'insurmontable mais pourtant surmontable, je vois les progrès microscopiques fondés sur un investissement dans le temps positif, le temps qui soigne, ce même temps dont la valeur a été oubliée au profit d'un temps mécaniste dont l'écoulement est équivalent à des valeurs sonnantes et trébuchantes.

Ce temps-là est mon allié. Ce temps-là vaut beaucoup plus que tout le reste. Ce temps-là apporte la vérité. Encore faut-il être capable de l'endurer.

Certes, une fois découverte, la vérité de l'âme n'est pas une surprise. C'est comme si je le savais dans mon coeur, comme si une direction dans laquelle j'avais toujours refusé de regarder s'était ouverte. Puis, j'ai contemplé l'étendue des dégâts, l'étendue de ces traces, l'étendue de ma non liberté.

Combien d'années seront nécessaires pour purger tout cela, pour construire sur les gouffres dans lesquels rien ne s'est construit ? C'est dans la voie de Dieu que j'ai espoir. Seule cette voie peut me permettre de combler le vide par le plein, le négatif par le positif, et enfin, d'être en accord avec moi-même et de trouver la paix dans ce que je suis, mais qu'on m'a fait oublier depuis ma naissance.

En ce sens, je commence à savoir qui je suis, même si la plupart de ce qui me compose et me bride n'est pas moi. Mais c'est comme si tout cela n'avait plus grande importance. La pression enlevée, c'est l'âme qu'il me faudra filtrer. Les masques du passé, une fois découverts, tomberont par eux-mêmes. Que soit loué notre Créateur !

jeudi 22 mars 2007

Une certitude

Celle de n'avoir jamais rien inventé ni "créé".

lundi 5 mars 2007

L'immense fossé

Je vis dans un autre monde, "autre" car, à mesure que le temps passe, je contemple combien le monde des "médias", des "informations", des "intellectuels", des "politiques", de "la culture", de "la recherche", de "la philosophie", de "l'éducation" est loin de moi. Non que je ne m'y intéresse pas, mais intrinsèquement, ce monde n'est pas le mien. Il est trop évanescent, ne parle que de mensonges, ne propage que des images négatives ou des images prétentieuses, ne favorise que l'agressivité en lieu et place de l'échange. Ce monde prétend apprendre, mais il n'apprend qu'à se sentir fier, qu'à se mesurer et à se battre et non à se découvrir soi.

Combien je ris intérieurement parfois devant ces débats d'intellectuels croyant avoir tout compris au monde et aux hommes et citant des références vieilles de dix ans tout au plus ! Comme si les hommes n'avaient pas pensé à part le cercle de leurs semblables contemporains immédiats... Douce illusion et grosses bêtises présomptueuses.

Souvent, je remercie Dieu de ne pas m'avoir égaré dans le sentier de "la recherche". Quelle désolante notion de la recherche que celle de ce monde. Je suis un chercheur, mais un chercheur de Lui et non un chercheur de position alignant les publications. Je suis un chercheur de l'Unité et non un serviteur du fractionnement infime du savoir en morceaux incohérents...

C'est pourquoi, je sens parfois l'immense fossé d'avec certains de mes congénères. Je ne vaux pas mieux ou moins bien qu'eux, là n'est pas la question. Mais j'ai parfois de la peine pour eux de voir dans quelles ornières ils se bloquent, quelles sont leurs obsessions et quels sont leurs rêves. Car, derrière certains de ces rêves, il y a la nécessité de lever des voiles...

Parfois, je me dis que je n'aurais jamais dû écrire une seule ligne, tant il est prétentieux de faire plus que de parler en face à face, face à un humain que l'on peut connaître autrement que par des mots froids écrits. Puis, je demande pardon à Dieu pour écrire, et je tente d'écrire pour Le satisfaire, pour poursuivre mon chemin vers Lui.

On ne peut pas donner ce qu'on a pas en soi. Et Maya ne peut donner plus que des illusions.

samedi 3 mars 2007

Rite d'initiation

Aujourd'hui, nous passons un rite important. Que Dieu soit avec elle et moi !

vendredi 2 mars 2007

A petits pas 1

Il faut entrer à petits pas en religion car, même si l'on se sent bien guidé par le coeur, les pièges sont innombrables, à commencer par les pièges de l'ego, plus redoutables que les pièges des personnes les plus viles. De plus, c'est à une somme d'informations touffue et complexe que l'on s'attaque, masse monumentale dans laquelle se trouvent des vérités comme des contre-vérités.

Patience et humilité dans le chemin vers Dieu. Et ne pas oublier de digérer correctement ce qu'on avale avant de manger plus. Parfois, un verset du Coran suffit pour plusieurs jours, parfois, des pages ne nourrissent pas. Car, la nourriture spirituelle est comme la nourriture commune : quand on ne parvient pas à l'assimiler, c'est notre organisme qui a un problème et non la nourriture elle-même.

Autour, le monde est dans la course illusoire des choses qui changent sans changer vraiment.

lundi 26 février 2007

Des lettres qui me ressemblent

Moi, au moins, quand j'écris quelque chose à quelqu'un, ça me ressemble et je dis ce que je pense. J'ai tant avalé de couleuvres que je ne peux plus le faire, ça me dépasse, ça m'insupporte.

Pas étonnant que les gens cherchent à interpréter ce que j'écris ! Ils n'ont pas l'habitude de lire la vérité... Ils font de l'ésotérisme là où il faudrait lire littéralement. Mais pour lire littéralement le mot "coeur", il faut en avoir un.

Je suis fier de moi ce soir, parce que cela faisait longtemps que j'avais envie d'écrire ces mots. J'ai clos le deuxième chapitre, probablement celui sur lequel je me suis le plus menti pendant si longtemps. Dur de s'apercevoir que la famille est composée de crapules sans coeur.

Qu'Il soit remercié de m'avoir tiré du marais... Parce que mon histoire et celle de ma famille, c'est du Zola.

Géologie de soi

Le soi est géologique, comme un terrain. On le fouille comme un archéologue, en commençant par les couches récentes et en creusant dans les couches les plus anciennes. C'est ce que j'ai fait ces dernières années.

Récemment, j'ai atteint certaines couches profondes qui expliquent mon rapport au monde, des couches traumatiques liées à une certaine tendance à l'autodestruction. Ce qui est drôle, c'est que je comprends désormais comment cette tendance peut exister chez les gens, que cela soit visible ou pas, qu'elle s'exprime ou pas. La tendance à l'autodestruction est comme une peur intérieure, irrationnelle, présente. Combler un vide est par exemple une des formes que peut prendre cette peur. Combler un vide d'amour...

Je connais des personnes qui ont cette tendance à l'autodestruction même s'ils pensent qu'ils ont évité tous les pièges "classiques" de l'auto-destruction, comme l'alcool ou la drogue. Ils sont socialement corrects mais ont cette tendance en eux, cette peur qui les stérilise d'une certaine façon. Est-il bien certain qu'ils y gagnent ? Car, si l'alcoolique sait qu'il est alcoolique, eux ne savent pas qu'ils ont cette tendance ; au contraire, ils ont tout fait pour se convaincre du contraire. Or, cet équilibre, loin d'en être un, est un déséquilibre structurel basé sur l'illusion. Et l'illusion se brise un jour, quand on devient vieux et que l'on a plus assez de force pour la maintenir.

J'ai accepté ce vide intérieur, j'ai accepté de reconsidérer toutes ces relations avec le monde et avec moi-même. Certes, c'est dur, éprouvant, fatigant, déprimant parfois. Mais la vue sur soi est comme une loupe : elle grossit les choses. Il faut donc prendre du recul quand on se regarde (je souris parce que Sartre a beaucoup bloqué sur ce problème, il a même tenté de le conceptualiser d'une façon que je n'ai jamais trouvé très convaincante). Quand on voit le vide intérieur, il faut voir d'où il vient et qui était censé le "remplir". En voyant ceux-là dans leur vérité, on peut passer à autre chose.

Des strates sur des strates. Voilà ce que nous sommes. Et seule la Vérité est notre guide.

samedi 24 février 2007

Une page se tourne

J'ai, voilà quelques mois, envoyé quelques lettres pour dire "stop", notamment à quelques personnes ciblées. Ces lettres n'en finissent pas de tout ravager sur leur passage.

A la suite de mon analyse, je commençais à soupçonner que le tableau que j'avais d'un certain nombre de faits de ma vie était incomplet. L'ésotérisme commence là, le sien, l'ésotérisme de soi : c'est se rendre compte que des gens cachent des choses autour de soi, pour des raisons souvent sordides.

C'est ce dont j'ai eu confirmation hier lors d'un long coup de fil. Tout y est ressorti :
- la peur,
- la mesquinerie,
- la jalousie,
- la violence,
- le mensonge,
- la cupidité,
- le chantage aux sentiments,
- la maladie grave,
- le mépris,
- la tromperie,
- le mal.

Je me vois donc issu d'une lignée qui baigne dans les non-dits les plus malsains depuis maintenant des décennies. Derrière ces non-dits, une construction fragile : l'illusion de la perfection. Perfection qui ne résiste pas à quelques lettres.

Le jeu des acteurs dans ce drame familial est lamentable, fait d'occasions manquées, d'entêtement, d'orgueil, de chantages et de violence. La folie n'est jamais loin et c'est un miracle que je sois capable d'en parler si calmement aujourd'hui. Mais, durant cinq ans, je n'ai pas ménagé mes recherches en moi, j'ai accepté de souffrir l'in-souffert si je puis dire, c'est-à-dire les choses qui me restaient à souffrir pour les terminer.

Plus l'illusion est grande et plus l'on tombe de haut. J'avoue avoir fait une sacré chute, moi le gentil naïf. Mais cela ne m'étonne pas ; je n'ai eu hier que la confirmation des traits de personnalité les plus médiocres de personnes proches.

Il faut maintenant vivre, et vivre le présent comme le futur, vivre dans une autre relation à l'autre que je peux envisager aujourd'hui si je ne le pouvais pas hier. J'ai encore un peu de nettoyage à faire dans mon passé qui, il est vrai, ressemble plus aux écuries d'Augias qu'à des souvenirs d'enfance.

Enfance, d'ailleurs, ce mot n'a jamais voulu dire grand chose pour moi. Mon enfance, on me l'a volée.

samedi 17 février 2007

Certitudes

Mes deux certitudes, incrustées au plus profond de moi, ont toujours été que l'amour et la connaissance étaient bons a priori. Le corollaire de tout cela était que j'étais prêt à beaucoup de sacrifices en moi pour aller vers l'amour et la connaissance.

Puis, je rencontrai Dieu. Et je compris que j'avais toujours été musulman. Que mon Ami soit loué !

Parfois, je me demande comment c'est d'être autrement. Je pense que je peux commencer à l'envisager, désormais que je me vois tel que je suis.

La stagnation

Je ne pense pas avoir stagné ces dernières années ; mais j'ai longtemps stagné, avant. C'est pourquoi, je me retiens souvent de critiquer les gens qui stagnent, peut-être parce que je me rends compte de plus en plus que je stagnais moi aussi sans trop m'en apercevoir. Ce n'est pas tant la stagnation que je condamne chez eux que l'aspect irrémédiable de leur condition qui m'a longtemps posé un problème. La foi seule peut faire comprendre cet état irrémédiable.

J'ai toujours tenté de ne pas stagner, de voir des choses nouvelles, de penser différemment, non des autres mais de moi-même, d'apprendre des autres, même de ceux que l'on me désignait comme des ennemis ou des "méchants". J'aime comprendre les gens et si ces derniers se trompent, j'aime comprendre pourquoi ils se trompent, car leurs raisonnements peuvent apprendre des choses. C'est pourquoi je n'aime pas les idées pré-conçues, les classifications, les boîtes dans lesquelles on range les gens pour mieux se justifier la haine des autres.

Je viens de retourner sur le blog d'une lointaine connaissance de mon passé : stagnation est le maître mot, c'en est un peu pathétique. Lui qui refuse d'être étiqueté "homo", qui refuse cette étiquette réductrice et caricaturale, se complaît encore et toujours dans l'étiquetage politiquement correct, bien de gauche, crachant sur les archétypes de gens qu'il déteste. Etiquettes et boîtes en tout genre ; le temps passe mais rien ne change. Je me souviens de lui disant qu'il avait conclu que son homosexualité était "de naissance" avec l'avis positif de sa mère, une psy... Etrange, ce support maternel, pour qui connaît la psychanalyse. Le titre de ses entrées commence toujours par "l'art de...", bien maigre subterfuge intellectuel pour justifier, par l'artifice esthétique, ses haines de la différence et de tout ce qui est politiquement incorrect. Je remercie Dieu souvent de ne pas avoir ce genre d'ego.

L'autre exemple de stagnation est pour moi un exemple familial proche, qui s'est toujours érigé en maître moralisateur, lui qui n'a jamais rien vécu. Du haut de sa petite vision du monde dans lequel il est roi, il joua avec moi durant des années au Caliméro en m'accusant de tous ses problèmes. Plusieurs fois, je vis clair dans son jeu, le lui dit brutalement. Mais je revenais systématiquement en me mettant en cause, croyant que j'avais dû me tromper. A chaque fois, il en profitait pour réitérer ses calomnies, ses visions fausses de la réalité, ses projections et ses haines légitimées par une gangue de morale socialement correcte exsangue. A chaque fois, je repartais un peu plus dégoûté. Jusqu'au moment des adieux. Dieu sait que j'en ai fait des efforts, mais qu'au final, l'imbécile était probablement moi : je ne voyais pas ce qui crevait les yeux.

Pour ces deux êtres, je pense que dans dix ans, si je les rencontrais à nouveau, je les découvrirais tels qu'ils sont aujourd'hui : fats, prétentieux, obtus, gouvernés par l'immédiateté des désirs de leur nafs, moralisateurs, bien-pensants, satisfaits en apparence, très à cheval sur l'image sociale. La stagnation a des chances pour eux d'être le meilleur des sorts possibles, car quand on stagne, la vieillesse apporte l'aigreur, cette aigreur qui commence déjà à les ronger de manière visible, comme une rouille sur le coeur, lentement mais sûrement. Irrémédiablement. Que Dieu me protège de cette rouille !

jeudi 8 février 2007

Une vie médiocre

Finalement, quand on a pas d'amour ou quand on ne donne pas d'amour, la vie est médiocre ; vivable mais médiocre. Des années durant, j'ai lutté contre cette médiocrité évidente de grandes plages de ma vie, je l'ai refoulée car l'accepter voulait dire reconnaître le manque d'amour.

Je ne sais pas si je ferai mieux que les autres, je n'en ai en tous cas pas la prétention. Mais l'Amour est mon guide et je tente d'éviter la médiocrité des champs arides et stériles de l'intellect, pour injecter toujours de l'amour dans ce que je fais. Quelque part, avoir compris que je voulais dire "amour" quand je disais "passion" et que les autres en disant "passion" sous-entendaient souvent "doctrine", je me suis réconcilié avec moi-même.

Certains sont restés bloqués dans la médiocrité de leur passé ; naturellement, ils projettent cette médiocrité sur les autres et sur moi. Paix à leur âme. Après cinq ans de travail acharné, je suis le premier à savoir qu'il est complexe de sortir de ces modes de fonctionnement projectifs !